Drôle de rêve



Dans ma rue hier une annonce : « le cirque Z est installé au village, venez visiter la ménagerie et voir le spectacle à 16 h ». Ainsi se termine ma sieste !
Mes petits enfants (des jumeaux de cinq ans) insistent pour y aller. Je déteste cela mais à la campagne, un dimanche d’été, pas grand-chose à faire, alors, je cède.
La ménagerie est invraisemblable : sous trente-cinq degrés, dans une improbable piscine un morse se baigne. Les enfants s’amusent : « regarde, papy, tu lui ressembles ! »
En effet ma sculptrice préférée a, un jour tendre, modelé mon buste dont les moustaches (les miennes) ont une similitude avec les défenses de cette extravagante bête. Un galeriste facétieux a depuis longtemps affublé de mon nom cet animal.


Le soir mon sommeil en est perturbé. J’ai beaucoup travaillé avec les animaux (les chevaux). Je rêve (ou cauchemarde) : je suis garde de nuit du gros animal et repose près de sa cage piscine. Soudainement, ce mammifère marin passe par-dessus bord, me bouscule et s’enfuit vers la rivière.
Je le poursuis, et nous chahutons ensemble dans les flots. Bien sûr, je ne fais pas le poids, il me roule dans l’eau, s’amuse à me soulever, me rejette, me martyrise avec ses défenses qui ressemblent décidément à mes moustaches, se moque de moi.  Puis nous rentrons à grand peine dans son horrible prison pour un petit déjeuner commun.


Je me rendors. De nouveau il s’échappe. C’est sans fin… Au matin, devant mon café, je me retrouve nez à nez avec la sculpture en séchage de « Morse et petite fille » dernière création de mon épouse.


 Je nommerai intérieurement cette œuvre « Le Horla ».

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